
Gavrinis et le circuit de l’Etang de la forêt
On ne sait jamais trop à quoi s’en tenir avec la météo. Les prévisions ne sont pas toujours fiables mais elles annoncent une fin de séjour sous la pluie. Cependant dans la Golfe du Morbihan, peut-être encore plus qu’ailleurs en Bretagne, l’art de la prévision est compliqué.
Toujours est-il que sur la route vers Larmor Baden, il pleut de bonnes averses. Après avoir retiré la contremarque pour les billets, il nous reste encore du temps avant d’embarquer et la pluie s’est un peu calmée. Pour rentabiliser le temps, nous retournons vite fait en repérage à l’endroit où nous nous sommes perdus hier. En tout cas là où je suis passé sans le savoir devant le reste du groupe. Effectivement la balise indiquant le virage était placée un peu trop tôt mais celle qui indique le chemin à gravir était assez évidente. De retour au port, nous embarquons alors que la pluie redouble. Quelques explications données par le capitaine sur le Golfe, la marée, le courant de la Jument.
Sur l’île, il y a une belle lumière sur le Golfe. Nous commençons la visite dans un petit abri. On nous donne des éléments de contexte sur la préhistoire, la différence entre un cairn et un tumulus et deux pierres. Une première, tranchante qui devait faire office d’outil, une deuxième polie qui devait servir de bijoux. Ce cairn a été mis en œuvre vers -4 000 avant J.C, c’est plus ancien que les pyramides. Le guide nous explique que finalement il ne sait pas grand chose sur l’édification du monument, la signification des gravures. Plus de questions, que de réponses, dans la mesure où l’écriture n’existait pas à l’époque. Répartir en petit groupes, nous entrons dans la chambre funéraire en dernier. Nous prenons le temps de bien observer, de chercher le sens de ces gravures. Sur la dalle supérieure, non visible car tournée vers l’extérieur, le guide nous explique qu’il y a des dessins représentant, une baleine, un auroch et les cornes d’un autre animal dont le reste sur un autre fragment de pierre retrouvé à Locmariaquer. Les pierres étaient donc souvent réutilisées. La question finale restera sans réponse. Même si à l’époque, le niveau de la mer était plus bas de 6 à 8 mètres et qu’il n’y avait que des rivières à traverser. Comment ont-il fait pour transporter une pierre de 35 tonnes ? Même s’ils savaient naviguer ces hommes n’avaient pas de grande embarcation.
Après cette matinée culturelle, nous prenons la route pour les Landes de Lanvaux. Nous pique niquons sur les bords du lac de la base Loisirs de l’étang de la forêt à Brandivy. Les arbres nous protègent des quelques gouttes qui tombent encore. J’ai souhaite venir ici car le relief des Landes de Lanvaux sont vantées comme un balcon sur le Golfe. Dans les faits, ce n’est pas assez haut et la rupture avec le relief avoisinant n’est pas assez marquée pour donner une vision de loin. Cette balade dans en forêt s’avère tout de même plaisante. De beaux chemins et une belle végétation. Le soleil vient même percer la canopée pour apporter un bel éclairage sur la mousse. En pleine forêt nous tombons sur un lieu avec des chaussures et une ardoise expliquant une légende locale pour faire marcher les petits enfants. De retour à l’étang, il y a bien plus de monde. A priori un mariage va se fêter ici.
Un dernier détour vers le village vers le hameau de Loperhet, pas très loin. Quelques maisons typiques et une chapelle à voir. C’est finalement ce que l’on croise parfois par hasard sur notre chemin en randonnée.
Une journée de pause sur le GR34, moins éprouvante, qui permettra de repartir d’un bon pied demain pour la dernière section. Il a plu mais nous avons eu la chance de passer à travers les plus grosses gouttes et il faisait presque chaud en fin de journée.

















