
GR34 De Auray à Le Bono
Départ à 8h30 de la location. On a le temps pour faire les kilomètres prévus aujourd’hui. De ce que j’ai constaté le tracé du GR a changé ces dernières années. Au lieu de partir à l’intérieur des terres à Auray et prendre directement le pont du Bono, il suit les rivières.
Il fait beau ce matin mais encore bien frais quand nous descendons au port de Saint Goustan. Le port est moins animé que le weekend dernier en soirée. Les livreurs refont le plein des restaurants. Nous passons devant la plaque rappelant que Benjamin Franklin débarqua ici pour demander l’aide de la France il y a plus de deux siècles. Le pont moderne visible dès le port nous parait silencieux malgré le trafic de la nationale. Cela a bien été étudié. Quand nous passons au pied, nous sommes étonnés de la « petite » pièce au nombre de quatre sur lesquelles repose tout le poids du pont. La rivière d’Auray s’élargit peu à peu et s’étale en vasière. Nous passons près d’une belle bâtisse avec chapelle dans la cour qui s’avère être un lycée professionnel. D’ailleurs nous sommes passés près de vignes et le nouveau vin blanc local y est en partie produit. En terme de température même si nous sommes souvent à l’ombre, la température permet enfin de se découvrir un peu.
Virage à gauche, nous quittons la rivière d’Auray pour celle du Bono. Pas mal de petites cabanes et des tas de tuiles utilisés pour la culture des huitres. Nous passons sous le grand pont puis derrière le petit pont. Quelques pas dessus quand même tant que le soleil est là. Dans quelques heures nous repasserons sur l’autre rive. Les balises confirment que le GR suit bien la rivière. D’ailleurs le sentier a bien été aménagé avec pas de mal de passage sur les planches pour protéger le sol dans les parties les plus humides. Un peu plus loin, un cimetière à bateau expose ses carcasses dévorées par le temps. Nous ne faisons pas le crochet pour visiter l’une des nombreuses chapelles du territoire. Néanmoins celle-ci semble imposante pour une chapelle. La marée est encore basse, la vase laisse de plus en plus de place à la rivière. D’autant que le chemin serpente parfois contourné des étangs ou des anses. Le chant des oiseaux est bien présent mais on entend de plus en plus le bruit des voitures. Le coucou se fera aussi entendre une partie de la journée. On ne la voit pas mais la nationale ne doit pas être loin. Encore un changement de paysage sur le sentier du Téno pour traverser un marécage. Un peu de dénivelé et on passe sous la quatre voie par un tunnel. Un peu de talus entre la nouvelle et l’ancienne nationale et on tourne à droite sur une petite route pour un petit chemin qui longe la voie ferrée. Pas de train pendant notre cheminement. Nous débouchons dans un hameau puis une forêt. Près de la rivière du Sal, le banc signale l’arrêt déjeuner.
A la reprise les escaliers en face sont tentants même si ce n’est pas le GR. La tentative nous fait faire une petite boucle supplémentaire mais infructueuse en découverte. Ca ajoutera un peu de dénivelé sur la note. On redescend quand même près de la rivière pour mieux remonter au niveau de la nationale qu’on entendait plus, protégés par le relief. Nouveau franchissement de tunnel et nous longeons comme ce matin la rivière du Bono. Pas de ligne droite, le chemin tourne à gauche puis à droite pour contourner les anses. Le dolmen aperçu au milieu de la rivière tout à l’heure est toujours là. A l’époque il était plus au sec. Au moulin de Kervilio le GR part à gauche alors que ma trace suit la route. Les panneaux de signalisation indiquent que nous venons du Bono et que nous allons à Plougoumelen. Quelques hectomètres plus loin, c’est l’inverse… C’était déjà la randonnée la plus longue du séjour, il va y avoir du bonus ! Nous remontons tout l’étang pour aller voir la chapelle de Notre Dame de Béquerel bâtit sur une fontaine. Plus de deux kilomètres plus tard, nous revenons au moulin. La rivière redevient plus étroite et on reconnait bien la rive en face. Le niveau de l’eau est bien monté aussi. Nous sommes au Bono, nous avons retrouvé le pont et Edouard. Encore un peu de chemin et nous arrivons à destination avec près de trente kilomètre au compteur. C’est loin de nos records mais le dessous des pieds chauffe un peu !
En attendant le retour de la voiture, avec Papa, nous visitons le tumulus de Kernours qui est sur le bord du GR de demain. Un couloir assez profond de quelques dizaines de mètres dans lequel il faut bien baisser la tête !
Ce soir, crêperie chez Toinette. Il y a eu visiblement un changement de propriétaire par rapport à l’année dernière. Plus cher et moins garni que les crêperies habituelles mais on s’est quand même régalé.







































