GR34 De Larmor Baden à Arradon

GR34 De Larmor Baden à Arradon

Ce matin nous commençons par faire le tour de l’île Berder. Le passage est ouvert depuis dix minutes, ça glisse encore un peu mais ça passe. Nous entamons du côté de Larmor Baden. Les pêcheurs sont déjà là et s’activent. A la pointe en face de l’île de la Jument, comme prévu, le courant est fort. Comme une rivière qui s’écoule au milieu de la mer. On reste un moment observer les voiliers prendre ce courant pour sortir du Golfe plus rapidement. Le bateau qui fait faire la visite du Golfe et remonte à contre-courant doit pousser les moteurs pour passer. Côté Ile-aux-Moines, on commence à sentir un peu plus le soleil. On navigue comme dans un parc boisé, avec de temps en temps vue sur mer. A l’autre bout de l’île, l’ostréiculture et à nouveau les pêcheurs. L’un d’eux vient de prendre son premier poisson. Tout content il me demande de le prendre en photo avec son trophée. Près des huitres un héron attend patiemment sa proie. Pour sortir de l’île, le passage est beaucoup plus emprunté dans l’autre sens. Au moins on aura visité tranquille. La mer s’est un peu plus découverte, laissant la roche apparaitre.

De retour sur le littoral, je reste un moment pour observer à nouveau un échassier faire ses emplettes. Je perd le reste du groupe pour un long moment. Un peu plus loin, je lis l’histoire d’un personnage local et d’une légende entre Saint-Gildas et le diable qui laissa la trace de sa main sur la roche. J’ai cherché mais je n’ai pas trouvé. Je traverse le petit pont qui ferme l’accès aux marais et prends le sentier à gauche qui mène vers le lieu où le premier aérodrome de Bretagne aurait été construit. Au même endroit des fontaines ont été restaurées. Des randonneurs repartent tout juste, je m’arrête poser mon sac pour enlever une couche et sortir mon sandwich. Je le mange en marchant, je ne suis pas revenu sur les pas de mes compères avec le temps que j’ai pris sur les lieux précédents. Je prends un bon rythme sur la route. Un peu plus de visibilité sur une ligne droite après une plage, personne devant. Ils ont vraiment fait vite. Je me trouve sur les hauteurs avec une belle vue sur le Golfe. Comme la belle maison et les moutons sur ma droite. Je double plusieurs randonneurs et arrive sur la plage de Toulindac où des silhouettes font du longe côte. La mer est belle, le soleil présent. J’arrive à Port Blanc, je regarde autour de moi si je reconnais la famille. Je finis par me dire qu’ils sont peut-être derrière. Alors que je repars dans l’Anse suivante, Edouard m’envoie un message. Ils sont effectivement un bon kilomètre derrière. Ils ont perdu le GR du côté de l’ancien terrain d’aviation donc je suis finalement passé devant assez rapidement. Je m’installe à un endroit à peu près protégé du vent en les attendant pour manger.

Nous remontons une rivière avec de belles couleurs en fonction des nuages et du soleil. Nous redoublons les randonneurs que j’avais dépassé après le terrain d’aviation. Ils ont l’air de souffrir avec leurs gros sacs. La redescente de la rivière ne va pas les aider. Le sentier est ludique avec pas mal de rochers en travers. Le niveau de la mer est bien remonté. Nous passons un moulin en face de la pointe d’Arradon. La voiture n’est pas loin mais il reste à faire le tour de la pointe. On hésite un peu pour trouver la balise du GR, il y a pas mal de monde présent. Plus loin un panneau d’information indique qu’une partie du GR est fermée. On part le long de la jetée. La barrière interdisant l’accès est là. On descend sur la plage et on la contourne. On franchit celle de sortie sain et sauf et sans l’amende de 350 euros promise. On admire le paysage du Golfe une fois le bout de la pointe atteint. Le retour de l’autre côté par la route est moins intéressant.