Baie des Veys
Petite randonnée improvisée vite fait au retour de Bretagne. Théo est en Normandie, on ne s’est pas vu depuis plus d’un an.
Nous partons aux confins du Calvados et de la Manche pour tenter de voir les phoques. Je découvre Grancamp-Maisy que je n’ai le souvenir d’avoir visité. J’ai déjà fait quelques cimetières militaires sur la côte étant gamin mais je ne pense pas être venu par là. Au plus près j’avais visité Port-en-Bessin en vacances avec les grands parents. C’était pour aller voir le chalutier le Père Arthur dont j’avais assisté au baptême sur les chantiers de Honfleur. Théo a reconnu la route. Il y est venu l’année passée avec l’Epide pour l’anniversaire du Débarquement. Il a pu y voir quelques chef d’états lors des commémorations.
Pas le temps de préparer à manger, nous passons au supermarché nous ravitailler. La randonnée part du bord de mer puis nous emmène dans l’intérieur des terres et les marais. C’est un prétexte pour se raconter nos histoires. De retour sur le bord de mer, la baie des Veys est immense. On sort du tracé pour aller vers l’intérieur de la baie. Je sors mes jumelles. J’ai un doute si ce que je vois sont bien des phoques. On continue d’avancer, limite à s’enfoncer dans la vase. Et là même à l’oeil nu, ils ont beau être loin, ce sont des phoques. Les jumelles confirment qu’ils bougent bien. Il y en a une dizaine. La mer continue de descendre. Sur un autre banc de sable, nous en voyons d’autres. Au moins une trentaine. Nous prenons le temps de les observer. Théo aurait bien voulu s’approcher. On va les laisser tranquille mais en plus c’est délicat d’avancer sauf à se déchausser. Nous retournons vers Grancamp. Le long des parcs à moules, les tracteurs forment un ballet avec leurs allées et venues. Il y a quelques blockhaus, comme sur tout le littoral. Nous en visitons un qui a glissé sur la plage.
De retour au port, il est temps de rentrer. Nous avons bien notre temps à observer les phoques. Dans la voiture, Théo s’endort, bien fatigué de sa journée.


