GR34 De Sarzeau à Pen Castel
Départ de la location depuis Sarzeau peu après 8h30. Globalement sur toute la semaine, nous arrivons à partir plus tôt. La topographie avec une location centrale par rapport aux départs et ajouté à cela une boulangerie qui ouvre à 6h30 et accessible en à peine plus de cinq minutes à pied, c’est la combinaison idéale aux départs matinaux. Cela convient bien à tout le monde, même si ce n’est pas toujours possible. Une boulangerie qui ouvre à 7h et parfois plus d’une heure pour se rendre au départ de la randonnée, tout en déposant une voiture à l’arrivée, peuvent retarder le début de la randonnée après 10 heures.
Nous empruntons le même chemin en sens inverse de la veille pour rejoindre le GR. Sauf que cette fois, ça descend. Et pas de pluie, le ciel est tout bleu. On surveille les applications météo qui ont du mal à prévoir le temps exact. Le beau temps était bien annoncé ce matin mais ça ne devrait pas durer. On entame par un sentier en sous-bois dans les marécages. On est préservé de la boue par des planches fixées au sol. On en trouvera quelques kilomètres dans cette partie du Golfe et même bien après autour de Suscinio et entre Le Tour du Parc et Ambon. J’imagine le chantier pour les poser, notamment sur certains passages étroits. Un nouveau château se trouve sur notre droite mais difficile à apercevoir vu la hauteur des murs. Comme souvent je flâne à l’arrière du groupe, je pars tranquille et je prendre le temps de regarder le paysage, de faire quelques photos ou de regarder où je suis. Et pourtant je finis par passer devant et m’aperçois qu’il n’y plus personne derrière. J’ai dû accélérer ou pour une fois, les autres ont ralenti. Le parcours commence à suivre la côte plus découpée à cet endroit donc il n’y a pas non plus de longues lignes droites. Je les vois à l’occasion d’un renfoncement, ils ne sont pas loin. Après une partie résidentielle, le chemin devient plus boueux. Pas besoin de garder les chaussures propres, je marche droit dans les flaques. J’arrive au fond d’une crique avec une table de pique nique, je pose le sac et attend les autres pour la pause.
Pierre B. retourne à la location et nous poursuivons vers Brillac et la Pointe de Bernon. La marée descend peu à peu et découvre les vasières ou les chantiers ostréicoles. Je cherche le nom des îles en face de nous. Pour l’heure ce sont Godec puis Stibiden. Difficile de s’y retrouver dans ce paysage. Entre les côtes découpées et les nombreuses îles du Golfe, on ne sait pas toujours si c’est une île ou un bout de continent en face de soi. Le ciel se couvre de plus en plus. Nous arrivons dans une baie et soudain le vent se lève. On se dépêche de sortir les vestes de pluie et les premières gouttes tombent. Rien de bien méchant finalement. On trouve des tables et on s’y pose malgré la bruine pour manger.
Nous repartons, un peu de ciel bleu revient. Mais ça ne dure pas. Arrivés au Logéo, la bruine revient de plus belle. L’horizon est bouché pendant quelques minutes. En ce long weekend de l’Ascension, ça n’empêche pas les gens de sortir. Nous traversons l’espace dégustation d’un chantier ostréicole. C’est bien animé, avec des gens faisant la queue pour trouver une table. Nous avons presque du mal à passer pour poursuivre notre chemin. On s’enfonce à nouveau dans une anse. On croit être arrivés au bout, et non, ça tourne encore dans un recoin sur la gauche. Le moulin de Pen Castel est bientôt en vue alors que la pluie revient. On s’abrite dans la voiture, prêts pour rentrer.





























