Ile d’Houat
Départ pour Port Navalo afin de prendre le bâteau. Un petit peu d’appréhension au sein de l’équipe car le temps est venteux et 45 minutes de traversée sont prévues. Finalement personne n’est malade malgré quelques creux et plusieurs tangages avec le vent de travers.
Nous débarquons un peu plus tôt que prévu, peut-être poussé par le vent. On amorce notre tour, un peu avant 11h, en direction de la pointe ouest. Fougères, landes, on retrouve le paysage typique de Bretagne en contraste avec les marécages de ces derniers jours. Pas mal de mélisses de chaque côté du chemin. On monte, on descend comme on avait plus l’habitude de le faire sur la côte nord. Et surtout au gré des passages abrités ou à découvert, on ressent le fort vent et les écarts de températures. Sur la pointe ouest, comme sur la Pointe des Poulains, à Belle-Ile, un fort a été reconverti en habitation. Le vent souffle encore plus fort et ce ne sera pas mieux alors qu’on redescend vers l’est. Pelouse rase et armérie maritime tapissent le sol. Belle-Ile se rappelle à nous sur notre droite. De belles criques de sables invitent à s’arrêter pour manger mais interdiction de sortir du chemin pour protéger le sol.
Nous finissons tout de même par trouver une crique autorisée et suffisamment abritée du vent pour manger tranquillement. On prend le temps car on est large pour le retour en bateau. On lézarde donc sur les rochers avant de repartir. Une belle plage de sable se trouve sur l’autre pointe. On y descend et j’y trempe les pieds. Je repartirais avec un peu de sable dans les chaussettes, vu la difficulté de s’essuyer. De l’autre côté, une plus longue plage encore face à Hoëdic. A l’abri du vent, le soleil est revenu. On fait une pause, je rentre dans l’eau jusqu’aux genoux (tout en oubliant que mon portefeuille est dans ma poche latérale). Marie-Do, Edouard et Pierre se déchaussent aussi et on fait quelques kilomètres jusqu’au bout de la plage. On rechausse avant de ne plus être abrité du vent. Notre tentative de traversée la pointe nord échoue. Trop de sable vient nous fouetter jusqu’au visage. Demi tour pour remonter à l’abri d’une dune. Nous finissons éparpillés. Pierre B. déjà rentré au port, Papa parti devant pendant que nous faisions trempette, Marie-Do et Edouard échappés dans la dernière ligne droite vers le village. Avec Pierre on s’étonne qu’il y ait autant de maison après en avoir si peu pendant notre tour. Nous redescendons brièvement à l’embarcadère retrouver le reste du groupe. Comme il est trop tôt, nous remontons au village, trouver un bar et passer le temps.
Le trajet du retour sera un peu plus rude. Le vent est plus fort. Edouard, Marie-Do et moi restons debout à l’arrière pour fixer l’horizon. Personne n’a été malade mais il était temps d’arriver !
































